« Ne te l’ai-je pas dit ? Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu. »
Jean 11,40Celui qui est juste par la foi, vivra.
Épître aux Romains 1, 17
Qu’est ce que ce don de dieu ? Comment exprimer ce que la foi donne à celui qui la reçoit et comment elle nous transforme pour nous faire entrer dans la vie nouvelle du croyant ?
Je vous partage ici un texte que je trouve très beau et très juste pour tenter de répondre à ces questions. Je ne sais pas qui en est l’auteur et je serai ravie, si vous le connaissez, que vous puissiez me l’indiquer dans un commentaire, et ainsi je l’ajouterai à l’article !
Elle remplace la plupart des sens de la nature, par la foi on perçoit la Vérité
Le juste vit vraiment de cette foi, car elle remplace, pour lui, la plupart des sens de la nature.
En effet, elle transforme tellement toutes choses, qu’à peine les anciens sens peuvent-ils servir à l’âme qui ne perçoit par eux que de trompeuses apparences ;
la foi lui montre les réalités.
L’œil lui montre un pauvre, la foi lui montre Jésus.
L’odorat nous fait sentir l’encens, la foi nous dit que le véritable encens est « le jeûne des saints »…
Les sens ont horreur de la douleur, la foi la bénit comme la couronne de mariage qui l’unit à son Bien-aimé…
L’oreille lui fait entendre des injures et des persécutions, la foi lui chante : « réjouissez-vous et jubilez de joie. »
Le goût nous fait sentir un peu de pain sans levain, la foi nous montre le Sauveur Jésus, homme et Dieu, corps et âme.
Les sens se révoltent contre l’injure, la foi la bénit : « bénissez ceux qui vous maudissent ». Elle la trouve méritée, car elle pense à ses péchés, elle la trouve douce, car c’est partager le sort de Jésus.
Le toucher nous fait sentir des coups de pierres reçus, la foi nous dit : « soyez dans une grande joie d’avoir été jugés dignes de souffrir quelque chose pour le nom du Christ ! »
Les sens sont curieux. Or, la foi ne veut rien connaître, elle a soif de s’ensevelir et voudrait passer toute sa vie immobile au pied du tabernacle.
Les sens aiment la richesse et l’honneur, la foi les a en horreur : « toute élévation est en abomination devant Dieu. »
« Bienheureux les pauvres »
Ainsi elle adore la pauvreté et l’abjection dont Jésus se couvrit toute sa vie comme d’un vêtement qui fut inséparable de lui…
Et Jésus lui dit : « Va, ta foi t’a sauvé. »
Marc 10,52
La foi n’a peur de rien…et elle obtient tout
Les sens ont horreur de la souffrance, la foi la bénit comme un don de la main de Jésus, une part de sa Croix qu’Il daigne nous donner à porter…
Les sens s’effraient de ce qu’ils appellent des dangers, de ce qui peut amener la douleur ou la mort Mais la foi ne s’effraie de rien, elle sait qu’il ne lui arrivera que ce que Dieu voudra : « tous les cheveux de votre tête sont comptés.»
Aussi, ce que Dieu voudra sera toujours pour son bien : « tout ce qui arrive est pour le bien des élus »… Ainsi, quoi qu’il puisse arriver, peine ou joie, santé ou maladie, vie ou mort, elle est contente d’avance et n’a peur de rien…
Ne vous faites pas tant de souci pour votre vie, au sujet de la nourriture, ni pour votre corps, au sujet des vêtements. La vie ne vaut-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que le vêtement ?
Matthieu 6, 25
Les sens sont inquiets du lendemain, se demandent comment on vivra demain, la foi est sans nulle inquiétude. « Ne soyez pas inquiets, dit Jésus, voyez les fleurs des champs, voyez les oiseaux, je les nourris, je les habille…vous valez beaucoup mieux qu’eux… cherchez Dieu et Sa justice et tout vous sera donné par surcroît. »
Les sens s’attachent à garder la présence de la famille, la possession des biens, la foi se hâte de quitter l’un et l’autre : « celui qui aura quitté pour Moi un père, une mère, une maison, un champ, recevra le centuple en ce monde, et en l’autre, la vie éternelle. »
En pleine lumière
Ainsi, la foi éclaire tout d’une lumière nouvelle, autre que la lumière des sens, ou plus brillante, ou différente…
C’est pourquoi, celui qui vit de foi a l’âme pleine de pensées nouvelles, de goûts nouveaux. Ce sont des horizons nouveaux qui s’ouvrent devant lui, horizons merveilleux qui sont éclairés d’une lumière céleste et beaux de la beauté divine…
Enveloppé de ces vérités toutes nouvelles, dont le monde ne se doute pas, il commence nécessairement une vie toute nouvelle, opposée au monde à qui ses actes semblent une folie…
Le monde est dans les ténèbres, dans une nuit profonde, l’homme de foi est en pleine lumière…
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